Objectifs de MACVIA-LR

 

  • Sous l’égide du Président de la Région Languedoc Roussillon (LR, C Bourquin), le projet de l’Université Montpellier 1, du CHRU de Montpellier, du CHU de Nîmes et des acteurs publics et privés a été proposé au Partenariat européen d’Innovation pour un Vieillissement Actif et en Bonne Santé (Site de Référence et Plan d’Action B3 : Integrated care for chronic diseases : DG Sanco et DG CONNECT http://ec.europa.eu/research/innovation-union/index_en.cfm?section=active-healthy-ageing) pour faire du LR une région pilote et d’excellence dans la lutte contre les maladies chroniques dans le cadre du vieillissement en bonne santé.
  • Le projet intègre les activités de soins, recherche clinique et translationnelle, enseignement et valorisation au vu de la réorganisation territoriale de l’offre de soins dans la Région LR. Il a pour but principal de réduire les hospitalisations non programmées pour les maladies chroniques chez les sujets de plus de 65 ans de 30% dans le LR d’ici 2020 en restructurant à l’échelle territoriale la recherche en santé centrée sur le patient atteint de maladie chronique.

Le Languedoc Roussillon, un site de référence du Partenariat européen d’innovation pour un vieillissement actif et en bonne santé

Le 2 mars 2012, l’EIP on AHA   a lancé plusieurs appels d’offre pour un Plan Stratégique. Le LR a répondu à l’Expression d’Intérêt pour les Sites de Référence Candidats (Plan d’action A1, A2, A3, B3 et C2) et le Plan d’Action B3 (Réplication et soutient pour des soins intégrés pour les maladies chroniques au niveau régional, incluant la télémédecine).

Plan d’Action A1

Les pharmaciens représentent un atout important du système de soins français. Une interaction avec l’Ordre des Pharmaciens (F Radier-Pontal), les associations professionnelles, URPS (F Abecassis) et les maîtres de stages (Rogier Marion et L Vian-Doyen) a été initiée, en particulier pour intégrer le Dossier Pharmaceutique® au projet et pour une meilleure adhérence au traitement des personnes âgées. Les autres acteurs des soins aux personnes âgées (aides soignantes et autres) sont aussi impliqués pour otpimiser les soins à domicile.

Plan d’Action A2

La clinique de la prévention des chutes (H Blain) fonctionne au CHRU de Montpellier et sera déployée dans les CHG de la Région. L’information sera faite au niveau des médecins de la région mais aussi des pharmaciens. Un réseau de soins doit être établi pour prévenir les chutes

Plan d’Action A3

Le projet Trans-Innov-Longevité assure le deploiement d’un enseignement à distance pour la formation aux nouveaux métiers dans le champ du vieillissement et prévenir la fragilité (C Jeandel, financement ANR).

Plan d’Action B3

  • Offre de soins intégrée et complémentaire pour les maladies chroniques avec co-morbidités (CHRU de Montpellier: P Domy, R Bourret): le projet très avancé de réseau informatique sur i-phone peut être intégré à un projet de soins intégrés chez les patients atteints de maladies chroniques âgés ayant une évaluation au CHRU et suivis par télémédecine en soins de santé primaires. Ce projet est fondé sur une offre de soins innovante et coordonnée pour les maladies chroniques et la gériatrie (clinique des co-morbidités: P Fessler et MC Picot, clinique des chutes: H Blain, clinique des maladies neurodégénératives chroniques : W Camu, clinique de l’appareil locomoteur: B Combe, Clinique du VIH: J Reynes). La clinique des co-morbidités est originale car elle permet d’évaluer un patient atteint de maladie chronique en une journée et de proposer une approche thérapeutique en association avec les soins de santé primaire.

 

 

  • DeProPASS (CHU de Nîmes: JO Arnaud, N Best): Un des problèmes de santé de la Région est le manque de moyens médicaux dans les cantons de l’arrière pays. En partenariat avec les Maisons Médicales du Gard, le CHU de Nîmes propose un dépistage des maladies chroniques à distance (projet DeproPASS : D Costa, M Dauzat). Il est en ligne avec la clinique des co-morbidités du CHRU de Montpellier. Une « valise » maladies chroniques est en gestation et un médecin pourrait se déplacer pour « aller vers les patients » des zones peu médicalisées pour détecter les maladies chroniques. Les patients seraient alors suivis par télémédecine. Ce projet pilote permettra d’étendre l’offre de soins aux autres maisons de santé pluriprofessionnelles de la Région et de couvrir les zones peu médicalisées.

Plan d’Action C2

Le parcours de soin pour les maladies chroniques et le vieillissement actif et en bonne santé nécessite des propositions innovantes intégrant les acteurs publics et privés autour des soins en santé primaire et l’implication des patients (C Jeandel). Ce parcours de soin doit être applicable à l’ensemble de la Région tenant compte des inégalités sociales et géographiques ainsi que de la stratégie régionale de l’accès aux soins pour tous (T Camuzat).

Mise en place du projet 

  • jusqu’à 2015 : Mise en place de programmes de soins intégrés incluant la recherche, les soins et l’enseignement ainsi que la télémédecine pour les patients âgés (≥65 ans) dans au moins 50 régions et disponible pour au moins 10% de la population de la région

  • 2015-2020: Selon des modèles validés et fondés sur l’évidence, amplification du projet dans 20 régions de 15 Etats Membres par des services et des outils innovants.

Dans ce projet, il est indispensable de réunir les forces des partenaires privés ou publics (ARS, Assurance Maladie, assurances privées, patients et industriels) pour une organisation de l’hospitalisation et des soins primaires en articulant formation et recherche avec l’organisation de l’offre de soins. Une forte valorisation est attendue.

Ces quatre projets représentent des pilotes en vie réelle qui permettront de répondre aux maladies chroniques et au vieillissement actif pour tous sur le territoire français avec un déploiement européen et mondial grâce à l’EIP on AHA et les interactions avec l’OMS (J Bousquet).

Partenariat privé-public 

Ces projets sont réalisés en étroite collaboration avec le tissu industriel régional dont Sanofi (P Daugenhauer, MP Pasdelou, P Dronneau), IBM (X Vasques) et Horiba. Des petites et moyennes entreprises sont des intervenants importants pour répondre aux problèmes du vieillissement actif et permettre un développement économique de la Région selon les souhaits de l’EIP on AHA.

Des indicateurs précis et mesurables

L’EIP on AHA propose des indicateurs pour mesurer l’efficacité du programme. Le premier est la diminution des hospitalisations non programmées pour maladies chroniques. le pourcentage de réduction est ambitieux mais raisonnable et facilement mesurable. D’autres indicateurs comme le HLY au niveau régional sont en discussion. Le site est très bien placé avec JM Robine qui dirige le Joint Action EHLEIS (European Health &Life Exeptancy information system : www.healthindicators.eu).

L’enseignement et la dissémination, atouts du site de référence

L’enseignement est un atout essential du site de référence (P Augé, J Mercier, J Bringer). Il s’adresse à tous les partenaires du projet et en particulier aux patients. Les associations de patients sont impliquées dans ce projet pour une meilleure connaissance des maladies chroniques sur le plan de la prévention et de la prise en charge, et, pour un engagement des patients dans l’innovation. Ce projet sera fondé sur les enseignements d’excellence de la Région et sur les programmes innovants de télémédecine (M Hayot). Il représentera un programme transversal pour les professionnels de santé (enseignement universitaire et post-universitaire), les chercheurs et les travailleurs sociaux incluant en particulier le Master Maladies Chroniques et Société (Université Montpellier 1: M Visier) et le projet Trans-Innov-Longevité (C Jeandel, financement ANR).

Auprès du grand public et des média, le terme « maladie chronique » est mal connu. Il est donc indispensable d’offrir un programme transversal pour mieux faire comprendre ces maladies, leurs co-morbidités et facteurs de risque. Il convient aussi d’intégrer dans ce projet la notion de « vieillissement actif et en bonne santé » qui est associé aux maladies chroniques. L’activité physique sera promue (G Ninot).

La recherche

La recherche du site de référence est innovante car elle combine une recherche d’excellence avec le patient au centre de la recherche. Elle est d’abord fondée sur une offre de soins innovante et l’inclusion de patients parfaitement phénotypés et suivis par télémédecine dans des cohortes, en particulier, les cohortes de patients inclus dans des maisons médicales pluridisciplinaires (Rapport Vallencien-Juilard, janvier 2011). Une optimisation des soins intensifs est indispensable pour atteindre les objectif (O Jonquet, JE de la Coussaye). La recherche fait ensuite appel à des plateformes mutualisées (recherche clinique : E Renard et MC Picot, et, plateformes biologiques, omiques et d’imagerie : JC Gris, JP Cristol, JF Pin). Les axes de recherche sont représentés par les points forts du site Montpellier-Nîmes (Maladies inflammatoires et chroniques : C Jorgensen, Neurosciences : JL Puel et Maladies infectieuses chroniques : P Van De Perre). La recherche translationnelle est basée sur les patients parfaitement phénotypés et suivis par télémédecine. Un axe thérapeutique innovant couplé au projet est l’Institut de Biothérapie (B Klein) pour la médecine régénératrice. Les associations de patients sont associées à la recherche pour mieux comprendre leurs besoins et mieux les intégrer à la recherche.

 

Le site de référence LR, un chainon essentiel de l’excellence de la Région pour un avenir innovant

Le projet de site de référence "Maladies chroniques et vieillissement en bonne santé" en Languedoc-Roussillon devrait permettre à la région de devenir un site d'excellence en recherche, formation et innovation en soins pour la prise en charge des maladies chroniques et la promotion du vieillissement en bonne santé.

Fédérateur et structurant des forces régionales en santé et techniques de l'information de la communication, ainsi que des partenaires publics en privés, il aura des répercussions économiques en région, en ligne directe avec les recommandations des Nations Unies (2011), en réduisant le nombre d'hospitalisations non programmées pour maladies chroniques de 30% en 2020 et en favorisant la création de nouveaux métiers et emplois.